Dessiner grâce à la partie droite du cerveau

fullsizerenderJe me suis toujours demandé si j’étais « cerveau droit » ou  » cerveau gauche ». Je pensais qu’on avait un cerveau dominant et j’étais plutôt tentée de dire que j’étais « cerveau gauche », logique et structurée. Mais, en même temps, j’aimais bien les images et une approche plus générale que linéaire des problèmes et me suis dit que je devais être un « cerveau droit » contrarié. 

En lisant le livre « Dessiner grâce à la partie droite du cerveau », j’ai compris que nous sommes tous des « cerveaux droits » contrariés. Notre éducation n’encourage pas le développement des compétences considérées comme l’apanage du cerveau droit. Pour bien comprendre la différence, voici comment elle est présentée dans le livre :

Cerveau gauche : Verbal / Analytique / Symbolique /Abstrait / Inscrit dans le temps / Littéral / Rationnel / Numérique / Logique / Linéaire 

Cerveau droit: Non verbal / Synthétique / Actuel, réel / Analogique / Atemporel / Imagé / Irrationnel / Spatial / Intuitif / Holistique

D’après l’auteur du livre, la formation scolaire favorise la lecture, la science, les maths qui font appel plutôt au cerveau gauche et n’accorde pas suffisamment d’attention aux matières telles que le dessin, la musique, la danse qui développeraient les compétences du cerveau droit. Car les deux sont importants dans la vie de tous les jours et permettent à une personne d’être harmonieuse. 

Le pouvoir du cerveau gauche nourri par les enseignements et les encouragements traditionnels est immense. Il prend souvent le dessus même pour les tâches ou le cerveau droit serait plus adapté. Comme, par exemple, le dessin. Beaucoup de personnes pensent qu’elles ne savent pas dessiner car le cerveau gauche leur impose des dessins « symboliques » et empêche de dessiner ce qui est réellement. 

Pour résoudre ce problème, l’auteur du livre propose une stratégie simple mais efficace. Elle consiste à soumettre au cerveau gauche des tâches qui ne vont pas l’intéresser. Une fois le cerveau gauche a abandonné la partie, le cerveau droit permet de se trouver dans un état de concentration créative, hors temps, qu’on appelle aussi le flow. 

img_1513Dans le livre, plusieurs exercices progressif sont proposés pour apprendre à « décourager » le cerveau gauche. Pour commencer, il s’agit de dessiner les fameux profils qui constituent un vase. En le faisant, on s’aperçoit qu’on ne peut pas voir les deux. On commence par dessiner un profil et, si on veut dessiner un profil identique en face, on doit déplacer son attention et dessiner le vase. C’est un premier passage en mode droit où il s’agit de dessiner ce qu’on voit et de l’identifier en termes de traits et de courbes, sans interpréter ce qu’on dessine.

Deuxième exercice est le dessin à l’envers. C’est à dire que le modèle est placé la tête en bas. J’ai trouvé cet exercice particulièrement puissant car notre perception dans cette position n’est pas du tout la même. On ne peut que reproduire ce que l’on voit sans comprendre ce qu’on dessine. Et le résultat est étonnant. De cette façon, on arrive à reproduire des dessins très complexes. C’est une technique que j’utilise désormais quand je sens qu’il y a un problème dans mon dessin mais que je n’arrive pas à trouver d’où il vient.  

L’exercice suivant consiste à dessiner les lignes de sa main ou un autre objet complexe, comme les poils d’une brosse à dents, sans regarder la page. Le cerveau gâche trouve une telle activité tellement absurde qu’il abandonne tout de suite. C’est un bon exercice d’échauffement avant une session de dessin.

img_1219Ensuite, un exercice est proposé pour apprendre à dessiner les contours d’un objet et de traduire en 2D ce que l’on voit en 3D. Pour cela, il est proposé d’utiliser une surface plane transparente et de la poser devant l’objet, sa main par exemple. Il faut dessiner le contour de l’objet directement sur la surface transparente et d’étudier ensuite le dessin produit. Ce dessin est ensuite transféré sur un papier pour finalisation. Cet exercice permet de prendre conscience que même dans des cas  complexes il faut dessiner ce que l’on voit, sans se demander si c’est possible que l’objet prenne cette forme. 

L’exercice d’après est très efficace également. Il est proposé de dessiner les espaces négatifs. Je trouve que depuis que j’utilise cette technique dessiner semble plus facile et mes dessins donnent une plus grande impression d’unicité. Les formes de l’espace négatif n’ont pas de sens et ne sont que des lignes et des courbes que le cerveau droit peut reproduire fidèlement sans que le cerveau droit cherche à les interpréter.

L’exercice suivant porte sur la perspective. C’est un exercice plus classique où on apprend à mesurer les proportions à l’aide d’un crayon. La aussi, l’auteur insisté sur le fait de dessiner ce que l’on voit sans se demander si les proportions qu’on observe semblent réalistes. 

img_1514Le reste du livre est consacré au dessin de portrait. J’ai beaucoup aimé la reproduction d’un dessin d’apprentissage de Van Gogh où on voit que même les grands ont dû s’entraîner avant d’y arriver! 

Après une explication des proportions d’une tête humaine, on commence par un dessin de profil. Ensuite, on enchaîne sur un autre exercice que j’ai particulièrement aimé. Pour illustrer les relations d’ombre et de lumière dans un portrait, il est proposé de partir d’une surface noircie et d’utiliser une gomme pour indiquer les points de lumière. On s’aperçoit qu’on n’a pas toujours besoin de rentrer dans les détails dans un dessin car le cerveau complète aisément ce qui manque. 

Le dernier exercice est un autoportrait au 3/4. Il s’agit de se regarder dans un miroir et armé des nouvelles compétences acquises grâce aux exercices du livre, dessiner un autoportrait aussi réaliste que possible. Il est ensuite comparé avec le dessin réalisé au préalable car avant de commencer les exercice l’auteur recommande de réaliser un autoportrait pour pouvoir mesurer ses progrès. Je suis assez impressionnée par le résultat car je trouve que l’autoportrait réalisé me ressemble vraiment. 

En conclusion ce livre n’a peut-être pas totalement révolutionné ma perception des choses car j’avais déjà compris intuitivement que dessiner exactement ce que l’on voit sans se poser trop de questions était la seule solution pour un dessin réaliste. Toutefois il m’a permis de comprendre pourquoi dessiner semble si difficile et de prendre conscience d’un changement de mode nécessaire pour réussir dans la création. Il ne faut pas trop réfléchir, trop se demander ce qu’on fait, il faut se lancer et laisser la magie opérer. 

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